Résumé

François Chevennes La Gloire a des ailes. Préface de Louis Bréguet… (1932)

Henri lève la main, l'avion s'échappe comme un cheval trop longtemps retenu aux naseaux ; il roule de plus en plus vite ; Henri est préoccupé de bien maintenir sa ligne droite, les cahots diminuent, l'avion ne demande qu'à monter, le pilote tire tout doucement le manche, la terre semble s'enfoncer vers l'avant, plus de heurts, l'appareil glisse sur l'air. S'il n'y avait pas ce maudit vent qui cingle le visage, on ne s'apercevrait presque pas que l'on vole et que l'on va vite.
Source : Gallica

François Chevennes La Gloire a des ailes. Préface de Louis Bréguet… (1932)

Vilain méchant, votre Nungesser a des idées vraiment macabres ; je préférerais la cigogne en plein vol qui orne le Vieux Charles de Guynemer, ou le dragon ailé aux griffes agressives de l'escadrille de Féquant.
— Oh ! si vous cherchez dans le règne animal, nous avons le choix : un coq altier, un sanglier fonçant, un tigre prêt à bondir, un lion, tous les oiseaux de la création.
— Non, Henri, si vous preniez simplement comme insigne d'escadrille ce grand aigle aux ailes éployées, qui, autrefois, servit de titre à ce journal l'Aviation française, dont vous m'avez raconté l'histoire.
Source : Gallica

François Chevennes La Gloire a des ailes. Préface de Louis Bréguet… (1932)

Dans l'ombre, le Fokker de chasse approche, invisible, et se précipite sur le Farman ; il se place sous le fuselage, en arrière, et à cinquante mètres tire par rafales : c'est de l'assassinat. Le Farman, surpris, cherche à fuir, son adversaire le talonne jusqu'à ce que son tir ait eu raison du pilote et des observateurs, ou que des balles incendiaires aient transformé l'avion en un brasier qui, comme une immense étoile filante, descend du haut des cieux.
Source : Gallica

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