Pierre Guillaume Guynemer

Définition et enjeux

Vie héroïque de Guynemer (1946)

Volant toujours, comme nous l'avons dit, à peu près à 6 000 mètres d'altitude, il attend qu'un avion s'élève des lignes allemandes ou y retourne. Alors il fonce sur lui comme un faucon et ouvre le feu avec sa mitrailleuse. Qu'il réussisse à blesser son adversaire ou que celui-ci, non touché, accepte le combat, Guynemer se réfugie dans les lignes françaises à la vitesse de 250 kilomètres à l'heure que lui permet son moteur très puissant. Jamais il n'accepte le combat à armes égales. Chacun chasse comme il peut.
Source : Gallica

Vie héroïque de Guynemer (1946)

Mais les yeux de Guynemer ont posé sur lui un regard gênant. Toutes les interventions qu'il a réclamées de son père ont servi à le mieux exposer :
— Aucun homme n'a le droit de se retirer du front tant que dure la guerre. Je sais très bien ce que vous pensez. Le dévouement n'est jamais perdu. Ne parlons plus de ça...
Le mardi 28 août, Georges Guynemer, venu à Paris après sa victoire du 20 août pour de nouvelles réparations à son appareil, se rend à Saint-Pierre de Chaillot. Ce n était pas là une visite exceptionnelle. Il aimait à s'y recueillir, avant la bataille, à s'y préparer.
Source : Gallica

Vie héroïque de Guynemer (1946)

Commet-tra-t-il le sacrilège de ravir au mort sa victoire? A mesure qu'il s'élève en l'air, il sent en lui l'apaisement et comme une puissance accrue : le mort lui-même, pilote invisible, gouverne les commandes, l'entraîne plus haut, lui verse au cœur un triomphal vertige.
Elle n'est pas diminuée chez ces jeunes gens, la force guerrière. Guynemer est toujours avec eux. Guynemer, multiplié, accompagne chacun d'eux et l'adjure de dépasser, comme lui, ses limites au service, au culte de la patrie.
Source : Gallica

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