O. V. de L. Milosz,
L'Amoureuse Initiation
(1910)
“ Sentimental conscient et raisonneur, vicieux par dégoût du monde plutôt que de nature, tel m’apparut mon grand diable d’Antisthène au moral. La nonchalance de sa mise quelque peu poudreuse et chiffonnée s’harmonisait à merveille tant avec la laideur singulièrement attrayante de son visage qu’avec les mouvements tour à tour indolents ou brusques de son long corps dégingandé ; à cause, peut-être, que la négligence dédaigneuse que je surprenais à son équipage se laissait deviner consciente sans néanmoins rien perdre de son naturel. ”
