Han Ryner,
Les Véritables Entretiens de Socrate
“ Je sais que je dois à Socrate mille fois plus qu'à Gorgias. Gorgias était admirable pour l'art de persuader et pour la connaissance des vérités morales tant qu'on n'avait pas entendu Socrate. Dès que j'ai entendu Socrate, je ne voulus plus d'autre maître. Je n'étais pas alors le vieillard que se plaît à dire Sathon, qui vieillit volontiers les autres philosophes comme une femme vieillit ses rivales. Malgré ma jeunesse, j'avais déjà quelques disciples. Je les renvoyai en leur disant : « Quand une époque a le bonheur de posséder un Socrate, c'est lui seul qu'il convient d'écouter ». ”
