Résumé

Portrait de Platon Platon Dialogues suspects (Second Alcibiade…

Qu’est-ce qui rend prospère, par sa présence, une cité ? demande le philosophe à son disciple. — C’est l’amitié, répond Alcibiade. — L’amitié, continue Socrate, est un accord (ὁμόνοια) et l’accord se trouve en toutes sortes de choses. Mais précisément, cet accord qui favorise la bonne entente des citoyens, en quoi consiste-t-il, quel est son objet, par quelle τέχνη peut-on l’établir ? L’amitié, l’accord, insinue Alcibiade, c’est ce qui fait qu’un père et une mère aimant leur fils s’accordent avec lui, le frère avec son frère, la femme avec son mari.
Source : Wikisource

Portrait de Platon Platon Dialogues suspects (Second Alcibiade…

Est-il exact que l’argumentation du dialogue apocryphe se fonde sur le principe que les dieux sont méchants, parce qu’ils sont censés exaucer toutes les prières qu’on leur adresse, viendraient-elles de gens sans raison ? L’exemple d’Œdipe en serait une preuve. Mais, comme l’a bien montré Brünnecke dans son étude sur le second Alcibiade [21] , ce présupposé n’existe pas. Le but de Socrate est, en effet, de mettre les hommes en garde contre les prières téméraires, faites sans réflexion et sans sagesse et qui attirent sur ceux qui les formulent la légitime colère des dieux.
Source : Wikisource

Portrait de Platon Platon Dialogues suspects (Second Alcibiade…

Socrate insiste : puisque l’amitié est un accord, il ne se peut faire que les villes soient bien administrées quand chacun fait ce qui le regarde ? L’embarras d’Alcibiade augmente, car on ne peut affirmer, d’un côté qu’il y ait amitié là où il n’y a pas accord, et d’un autre côté, il ne peut y avoir accord sur les choses que les uns savent et que les autres ignorent. Puisqu’on agit selon la justice, quand chacun s’occupe de son affaire, la conséquence serait : là où il y a justice, il n’y a pas amitié entre citoyens.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature