Marc Aurèle

Marc Aurèle

Pensées pour moi-même (vers 170-180)

Résumé

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées pour moi-même (vers 170-180)

Un homme d’un tel caractère, qui s’applique sans délai à être vertueux, est comme un prêtre et un ministre des Dieux ; il écoute le génie qui habite en lui-même et qui préserve l’homme de la souillure du plaisir, de la blessure des douleurs, du contact de toute insolence, du sentiment de toute méchanceté ; qui fait de lui l’athlète de la lutte la plus glorieuse, celle dont l’objet est d’être invulnérable aux passions, parce qu’il s’est profondément imbu de justice et que de toute son âme il accueille tout ce qui lui arrive et toute part qui lui est faite.
Source : Wikisource

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées pour moi-même

En ce sens que l’un et l’autre ne perdent que l’instant présent, et qu’en regard de l’infini de l’éternité, la longueur de la vie humaine ou sa brièveté sont un égal néant. Mais comparativement de l’un à l’autre, la perte n’est pas la même ; et le deuil qui accompagne certaines morts le prouve bien. La société ne perd pas grand’chose dans un enfant ; elle peut perdre immensément par la mort d’un homme de génie, capable de bien des services encore après tous ceux qu’il aurait déjà rendus.
Source : Wikisource

Portrait de Marc Aurèle Marc Aurèle Pensées pour moi-même (vers 170-180)

Ainsi nous verrons de véritables gueules béantes de bêtes féroces avec autant de plaisir que les représentations qu’en donnent les peintres et les sculpteurs ; nous pourrons, avec l’œil du sage, reconnaître dans la vieille femme et dans le vieillard, comme la grâce dans l’adolescent, la beauté de ce qui est arrivé à son achèvement. Il y a beaucoup d’autres faits semblables qui ne persuaderont pas tout le monde et que comprendra seul celui qui se sera vraiment familiarisé avec la nature et avec ses œuvres.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature