Paul Hervieu

Paul Hervieu

Résumé

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu Diogène le Chien (1882)

Diogène assis sur la marche d'un escalier, soutenant sa tête dans la paume de ses mains, vêtu de son manteau vert dont la brise marine a fortement altéré la couleur, regarde avec intérêt ce spectacle dégradant et nouveau. Il pense à bien des choses : au beau temps qu'il fait, aux charmes de l'oisiveté, à ses amis d'Athènes.
Comme Platon, comme Antisthène s'amuseraient tout-à-l'heure s'ils étaient là pour assister à sa vente. Au fait, qu'est-ce qu'il va bien pouvoir coûter ? Sans
doute moins qu'une vierge, qu'un eunuque, qu'un jardinier, moins que rien: la valeur d'un philosophe.
Source : Gallica

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu Diogène le Chien (1882)

Toogoolor et Ilignik s'étaient connus dès leur enfance, et, sans prendre souci de la rivalité de leurs castes, ils avaient continué à se voir en cachette. Ils en étaient venus à concevoir l'un pour l'autre de tendres sentiments.
Quand la température montrait quelque clémence, les jeunes gens se retrouvaient à des rendez-vous discrets et lointains, derrière les vastes icebergs ou sur la pente des glaciers.
Source : Gallica

Portrait de Paul Hervieu Paul Hervieu Diogène le Chien (1882)

Nul n'avait le droit de payer ses dettes.
Telle était, dans ses parties essentielles, la puissante législation de Lycurgue, citoyen célèbre qui éleva un temple à Pallas Ophthalmitide, en souvenir de l'œil qu'il dut laisser sur la place publique, le jour où il exposa son plan d'une meilleure répartition de la richesse domestique.
Diogène songeait à ces choses, en marchant au hasard dans les rues étroites, bordées par de vilaines maisons très basses. Il atteignit ainsi une
place où une partie de la population s'était assemblée pour jouir d'un spectacle assez curieux.
Source : Gallica

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