Résumé

Eschine Chefs-d'oeuvre de Démosthène et d'Eschine… (1865)

Tu entends, ô Athènes! les avertissements du ciel.
Avais-tu la guerre quand il t'a parlé ? c'est sur tes généraux qu'il appelle ta méfiance; car, pendant la guerre, tes généraux sont tes chefs. Avais-tu la paix? c'est sur tes ministres ; voilà tes guides, tes conseillers ; voilà ceux dont tu dois craindre les déceptions. L'oracle dit aux citoyens : « Serrez-vous étroitement, afin de n'avoir tous qu'un même esprit, et de ne pas faire la joie de vos ennemis. » Or, est-ce la condamnation d'un homme si coupable envers vous, Athéniens, qui ferait la joie de Philippe?
Source : Gallica

Eschine Chefs-d'oeuvre de Démosthène et d'Eschine… (1865)

Je ne sais par où commencer, tant l'accusation est confuse ; et voyez si mon embarras n'est pas naturel. C'est moi dont la vie est aujourd'hui menacée; et la plus grande partie de l'accusation roule sur Philocrate, sur Phrynon, sur mes autres collègues, sur Philippe, sur la paix, sur Eubule et son administration : c'est parmi tout cela qu'on m'a placé. Seul, dans son discours, Démosthène apparaît comme le défenseur de la patrie ; les autres sont des traîtres : car c'est contre nous tous qu'il a épuisé l'injure, et je n'avais que ma part dans cette profusion d'invectives
mensongères.
Source : Gallica

Eschine Chefs-d'oeuvre de Démosthène et d'Eschine… (1865)

« Athéniens, j'ai été élevé parmi vous dès l'enfance; ma vie n'est pas un secret; on me voit au milieu de vous dans les assemblées. Si j'avais à mejustifier devant d'autres que vous, c'est vous-mêmes dont j'invoquerais le témoignage pour confondre mon accusateur. Si un seul de ses griefs est fondé, si entre ma conduite et ses inculpations vous trouvez la ressemblance la plus légère, la vie me devient odieuse, je me livre à votre merci ; punissez-moi, à la face de la Grèce. Pas de grâce ! tuez-moi, dès que vous m'aurez reconnu dans un tel portrait. » Voilà, ô Timarque !
Source : Gallica

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