“ Iphicrate marchait vers la Thrace, forcé par la nature des lieux d’étendre son armée en longueur, lorsqu’il apprit que l’ennemi avait dessein d’attaquer son arrière-garde. Il ordonna à ses cohortes d’ouvrir leurs rangs en appuyant de chaque côté du chemin, et de s’arrêter ; et aux autres troupes, de hâter le pas comme dans une fuite. À mesure qu’elles défilaient devant lui, il retenait les hommes d’élite ; et quand il vit les ennemis pêle-mêle, échauffés au pillage, et déjà fatigués, il fondit sur eux avec ses soldats reposés et en bon ordre, les tailla en pièces, et leur enleva le butin. ”
Iphicrate
Définition et enjeux
Citations sur “Iphicrate”
“ J’entends, par exemple, que, comme il y a des contraires dans un même genre, dire que l’un en mendiant fait une prière et que l’autre en faisant une prière mendie, par cela même que des deux côtés il y a des demandes, c’est là faire la chose en question. Iphicrate disait que Callias était un μητραγύρτης, et non pas un δᾳδοῦχος [8] , et celui-ci répondit qu’Iphicrate était, lui, un ἀμύητος [9] que, autrement, il ne l’aurait pas appelé un μητραγύρτης, mais un δᾳδοῦχος. En effet, les deux termes s’appliquent au culte divin ; seulement l’un est honorable, et l’autre ne l’est pas. ”
“ Ce procédé est excellent ; il y en a un exemple dans le Teucer [12] , et Iphicrate s’en est servi contre Aristophon. Il lui demanda s’il serait homme à livrer les vaisseaux pour de l’argent et, sur sa réponse négative : « Toi qui es Aristophon, lui dit-il, tu ne les aurais pas livrés, et moi, Iphicrate ; je l’aurais fait [13] ! » Une condition essentielle (pour cela) c’est que l’accusateur puisse paraître avoir mal agi plutôt que son adversaire. Ainsi, pour citer un cas contraire, il semblerait ridicule que l’on répondit par cet argument à une accusation d’Aristide. ”
Edmond Jurien de La Gravière,
La marine des anciens. T. 2
(1880)
“ C'est tout un traité de manœuvre que ce seul passage des Helléniques de Xénophon. Nous y apprenons d'abord que les trières avaient deux jeux de voiles, absolument comme les galères du dix-septième siècle. Iphicrate laisse ses grandes voiles à terre et n'emporte que le petit jeu. Il fait voguer généralement par quartier, de façon que ses rameurs puissent se reposer à tour de rôle. ”
Armand de Pontmartin,
Les jeudis de madame Charbonneau
“ La tendre et fidèle admiration que j'éprouve pour Iphicrate—vous l'avez déjà reconnu,—m'autorise à avouer un tout petit défaut que notre faible Nature a mêlé à toutes ses grandes qualités, sans doute pour ne pas trop humilier ses contemporains. Doué d'un art admirable pour tirer de toutes les situations le meilleur 166 parti possible, il a, pour qu'elles lui rendent tout ce qu'elles peuvent rendre, besoin que nous l'aidions tous à l'approche du moment décisif. ”
Philippe Le Bas, Cours de versions grecques, ou Choix de phrases graduées extraites des auteurs grecs… (1834)
“ Ce n'est pas aujourd'hui, pour la première fois , que je puis le voir , j'ai souvent eu lieu de m'en convaincre; oui, une violente colère est un mal dont rien ne triomphe. 16. Lorsque les Athéniens voulaient que le fils d'Iphicrate exerçât les charges publiques, quoiqu'il fût encore trop jeune , parce qu'il était d'une grande taille, Iphicrate s'y opposa , leur disant que s'ils regardaient comme des hommes les enfans d'une haute stature , il fallait établir par un décret que les hommes petits doivent passer pour des enfans. ”
“ Iphicrate, général athénien, étant informé que les ennemis prenaient leur repas tous les jours à la même heure, ordonna à ses troupes d’avancer le leur, puis il les rangea en bataille. Il prit ainsi l’ennemi à jeun, et le tint en échec sans engager le combat, et sans lui permettre de se retirer. Enfin, au déclin du jour, il fit rentrer ses troupes, mais les retint sous les armes. Les ennemis, fatigués d’avoir été sur pied, et souffrant de la faim, coururent aussitôt prendre du repos et de la nourriture ”
Antoine Antoine, Les petits artisans devenus célèbres par leur génie… (1845)
“ Iphicrate avait la noble fierté d'un guerrier qui doit son élévation à son mérite. Un homme qui lui avait intenté un procès, lui reprochant la bassesse de sa naissance, et faisant extrêmement valoir la noblesse de la sienne : « Je serai le premier de ma race, lui répondit-il, et toi le dernier de la tienne. » Dans les anecdotes militaires de la Perse, nous voyons un simple forgeron, nommé Kaob. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Ce qui est à l’extrémité opposée au commencement, qui est après tous les autres. Ultimus, postremus, extremus, novissimus, supremus. Il vaut mieux être le premier, que le dernier noble de sa race : c’est un mot qui a été dit par Iphicrate, Capitaine Athénien, à celui qui lui reprochoit qu’il avoit été cordonnier. ”
Jean-Baptiste Blanchin, Le disciple de Lhomond. Tome 2 (1812)
“ NICOCLÈS, roi de Salamine dans l'île de Cypre , loin d'être ehoqué des avis qu'on lui donnoit les recevoit avec joie ; et pour marquer sa reconnoissance à Isocrate , il lui fit présent de vingt talens, c'est à dire de vingt mille écus. Iphicrate, digne sans contredit d'être mis au nombre des plus illustres généraux de la Grèce, avoit eu pour père un cordonnier. Il ne laissa pas d'épouser la fille de Cotys roi de Thrace. Un citoyen qui fraisoit valoir extrêmement le nom de ses ancêtres , osa reprocher à Iphicrate la bassesse de sa naissance. ”
Porphyre de Tyr,
Traité de Porphyre, touchant l’abstinence de la chair des animaux avec la Vie de Plotin par ce philosophe…
“ Les Carthaginois qui habitent l’Afrique sacrifioient aussi des hosties humaines : ce fut Iphicrate qui les abolit. Les Dumatiens, peuples de l’Arabie, sacrifioient tous les ans un enfant, & l’enterroient sous l’Autel qui leur servoit de représentation de la Divinité. Philarque rapporte que tous les Grecs, avant que d’aller à la guerre, sacrifioient des hommes. Je ne dis rien ni des Thraces, ni des Scythes, ni comment les Athéniens ont fait mourir la fille d’Ericthée & de Praxithée. Qui ne sçait que présentement à Rome même, à la fête de Jupiter Latialis, on immole un homme ? ”
Thucydide,
Œuvres complètes de Thucydide et de Xénophon
“ Dès qu’il fut arrivé dans la Chersonèse, ses coureurs et ceux d’Anaxibius commencèrent la guerre. Quelque temps après, Iphicrate s’aperçoit qu’Anaxibius était allé vers Antandre, avec ses troupes soldées, avec ses cohortes lacédémoniennes et deux cents hoplites abydéniens ; et il apprend que ceux d’Antandre s’étaient joints à lui : se doutant bien qu’après avoir établi garnison dans la place, Anaxibius se retirerait et ramènerait les Abydéniens chez eux, il traversa de nuit les lieux les plus déserts du territoire d’Abyde, et gagna les montagnes. ”
Aristote,
La rhétorique d'Aristote : traduite en français…
(1856)
“ De là ce mot d'Iphicrate : «D'où suis-je parti pour arriver si haut! * Celui du vainqueur à Olympie : * Jadis j'avais sur mes épaules un lourd crochet 6 ; » et celui de Simonide : « Eille, femme et sœur des rois !7 » Puisque la louange se fonde sur les actions, et que le propre du sage est d'agir d'après un dessein déterminé, il faut tâcher de montrer qu'il agit d'après un dessein, et il est utile qu'il paraisse l'avoir fait souvent. Aussi faut-il rapporter aux principes qui le dirigent même les accidents et les choses qui viennent de la fortune ”
“ IphigénieTu m’as nourrie pour être le salut de la Grèce : je ne refuse pas de mourir pour elle.Le chœurNe crains pas que ton nom soit jamais oublié.IphigénieHélas ! hélas ! flambeau du jour, splendeur de Zeus ! une autre vie, un autre destin m’attend. Adieu, douce lumière !Le chœurAh ! voyez ! voyez celle qui va détruire Ilion et les Phrygiens ! Elle s’avance pour recevoir sur son front les bandelettes et l’eau lustrale, pour répandre une rosée sanglante sur l’autel de la cruelle déesse, et présenter son beau cou au sacrificateur. ”
René Doumic,
Revue des Deux Mondes
“ Dans Iphigénie, il y a Iphigénie. Depuis le moment où, ayant fait le sacrifice de sa vie, elle est soulevée par l’exaltation grandissante, auréolée par les feux prochains de la gloire, son rôle est magnifique et fait passer en nous un peu de son enthousiasme. ”
Euripide , Iphigénéia chez les Taures
“ Mais l’oracle du Dieu ne t’a point encore condamné, bien que tu sois près de la mort. Souvent, bien souvent, une extrême calamité amène de grands changements dans les choses, quand la destinée en a décidé ainsi. ORESTÈS. Tais-toi. Les prophéties de Phoibos me sont inutiles, car cette femme sort de la demeure. IPHIGÉNÉIA. Allez ! et préparez ce qui est nécessaire aux sacrificateurs. Voici les plis nombreux de mes tablettes, ô Étrangers ; mais écoutez ce que je veux de plus. Nul n’est le même dans le danger, ou quand il cesse de craindre et se rassure. ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ Qu’on descende la corbeille, et qu’on m’amène Ipocras. » Il fut sur-le-champ descendu. L’empereur, en le voyant venir, courut au-devant et lui jetant les bras au cou : « Ah ! mon cher Ipocras, qui vous a pu faire une pareille honte ? — Sire, » répondit-il tristement, « je ne sais, et, quand je le connaîtrais, je ne saurais dire pourquoi. Je dois attendre patiemment le moment d’en avoir satisfaction. » Quelque soin que prît l’empereur de lui en faire dire plus, il ne put y parvenir ; Ipocras, évitant avec grand soin de parler de rien qui pût rappeler sa triste aventure. ”
“ IphigénieSi j’avais, ô mon père, la voix d’Orphée, pour gagner les cœurs en chantant, pour me faire suivre des rochers et attendrir par mes paroles qui je voudrais, c’est à ce moyen que j’aurais recours. Mais, pour toute science, je t’apporte mes larmes : c’est tout ce que je puis. Le rameau de suppliante que je dépose à tes pieds, c’est moi-même, c’est le faible corps que celle-ci a mis au monde pour toi. Ne me fais pas mourir avant le temps : la lumière est si douce ! ne me force pas de voir les ténèbres souterraines. Je suis la première qui t’aie appelé père, que tu aies appelée ta fille ”
Euripide , Iphigénéia chez les Taures
“ IPHIGÉNÉIA. Que je ne remette jamais, vivante, les pieds dans Argos ! PYLADÈS. Écoute maintenant une chose que nous avons oubliée. IPHIGÉNÉIA. Nulle parole n’est inopportune, si elle est sage. PYLADÈS. Concède-moi cette exception : S’il arrive malheur à la nef, si tes tablettes et mes biens périssent dans la tempête, si je ne sauve que mon corps, que le serment soit tenu pour accompli. IPHIGÉNÉIA. Sais-tu ce que je ferai ? car il est opportun de prendre de nombreuses précautions. Je te dirai toutes les paroles écrites sur mes tablettes, afin que tu puisses les rapporter à mes amis. ”
Alain-René Lesage,
Histoire de Gil Blas de Santillane
“ Ces messieurs, dit alors Fabrice, parlaient de l’Iphigénie d’Euripide. Le bachelier Melchior de Villegas, qui est un savant du premier ordre, demandait au seigneur don Jacinte de Romarate ce qui l’intéressait dans cette tragédie. Oui, dit don Jacinte, et je lui ai répondu que c’était le péril où se trouvait Iphigénie. Et moi, dit le bachelier, je lui ai répliqué (ce que je suis prêt à démontrer) que ce n’est point ce péril qui fait le véritable intérêt de la pièce. Qu’est-ce que c’est donc ? s’écria le vieux licencié Gabriel de Léon. C’est le vent, repartit le bachelier. ”
Hippocrate,
Œuvres complètes d’Hippocrate
“ Voyez dans le traité des Eaux, des Airs et des Lieux, avec quelle fierté le Grec triomphe du Barbare, l’homme libre du sujet soumis à un maître, l’Européen vainqueur de l’Asiatique partout vaincu sur terre et sur mer. Se peut-il trouver un sentiment national plus fièrement exprimé que cette supériorité de race que le médecin de Cos attribue à ses compatriotes ? Plus on pénètre le sens des écrits d’Hippocrate, et plus l’on s’identifie avec le fonds et la forme de ses pensées ”
Euripide , Iphigénéia chez les Taures
“ Mais apprends-moi à qui je devrai remettre ces tablettes dans Argos, et ce qu’il faut que je dise venant de toi. IPHIGÉNÉIA. Dis à Orestès, fils d’Agamemnôn : — Iphigénéia, qui fut sacrifiée dans Aulis, t’envoie ceci. Elle est vivante, bien qu’elle ne vive plus pour les siens. — ORESTÈS. Où est-elle donc ? A-t-elle revécu après être morte ? IPHIGÉNÉIA. C’est elle que tu vois. Ne m’interromps pas : — Ramène-moi dans Argos, ô frère, avant que je meure, loin de cette terre Barbare. Arrache-moi aux immolations de la Déesse où mon devoir est d’égorger les étrangers ! ”
Paulin Paris,
Les Romans de la Table ronde
“ « Au nom de Dieu, » dit Ipocras, « s’il a fait ce que vous contez là, il faut qu’il soit au-dessus de tous les hommes dont on ait jamais parlé. — Comment, » dit l’empereur, « l’appelle-t-on ? — Sire, on l’appelle Jésus de Nazareth, et ceux qui le connaissent ne doutent pas qu’il ne soit un grand prophète. — Puisqu’il en est ainsi, » dit Ipocras, « je n’aurai pas de repos avant d’être allé en Galilée pour le voir de mes propres yeux. S’il en sait plus que moi, je serai son disciple ; et, si j’en sais plus que lui, je prétends qu’il soit le mien. » ”
Charles-Claude Genest, Pénélope
“ Arrête, imprudent Télémaque. Oublieras-tu qu'Iphise est le sang d'Eurimaque ? Et que devient ton coeur soumis à ses appas, [955] Lorsque contre son père il faut armer ton bras ? Que veux-tu ? Cesse, amour, de partager mon âme ; Aux ardeurs de ma gloire il faut joindre ta flamme. Vois, parmi nos tyrans, vois l'insolent rival Qui de tous nos malheurs est l'artisan fatal. [960] Iphise... Je la perds ! Mon lâche coeur soupire. Quand je vais recouvrer et mon père et l'empire ! Il approche, il revient ce roi victorieux ; Vous allez, fiers tyrans, disparaître à ses yeux. ”
Euripide , Iphigénéia chez les Taures
“ ORESTÈS. Nous sommes heureux par notre origine, mais, par nos calamités, ô sœur, notre vie a été malheureuse. IPHIGÉNÉIA. Je l’ai éprouvé, malheureuse ! quand mon père, avec désespoir, enfonça son épée dans ma gorge ! ORESTÈS. Hélas ! Il me semble te voir, bien que je ne fusse pas présent. IPHIGÉNÉIA. Quand je fus menée menteusement dans la chambre nuptiale, non pour y célébrer mes noces avec Akhilleus, il n’y avait autour de l’autel que des larmes et des soupirs. Hélas ! hélas ! Quelle eau purificatrice il y avait là ! ”
“ Thétis m’est témoin que je ne puis supporter la pensée de ne pas te sauver en prenant les armes contre les Grecs. Considère que la mort est un mal terrible.IphigénieJ’ai parlé sans aucune arrière-pensée. C’est déjà bien assez des combats et des meurtres que cause la fille de Tyndare par sa beauté. Étranger, je ne veux pas que tu meures pour moi, ni que tu ôtes la vie à personne. Laisse-moi sauver la Grèce, si je puis.AchilleNoble résolution ! Je n’ai plus rien à dire pour la combattre, puisque telle est ta volonté. Tes sentiments sont d’une âme généreuse : pourquoi ne pas dire la vérité ? ”
Sénèque le Jeune,
Œuvres complètes de Sénèque le Jeune
“ Ce ne sera pas de mon cru : c’est encore Épicure que je feuillette et où j’ai lu aujourd’hui cette maxime : « Fais-toi l’esclave de la philosophie, pour jouir d’une vraie indépendance21. » Elle n’ajourne pas celui qui se soumet, qui se livre à elle. Il est tout d’abord affranchi ; car l’obéissance à la philosophie c’est la liberté. Peut-être veux-tu savoir pourquoi je cite tant d’heureux emprunts d’Épicure plutôt que des nôtres ? Et pourquoi toi-même les attribuerais-tu à Épicure plutôt qu’au domaine public ? ”
Hippolyte Loiseau, L'Évolution morale de Goethe : les années de libre formation… (1911)
“ Un sourd travail s'opère, durant son évanouissement, dans les replis obscurs de sa conscience. Iphigénie, l'immaculée prêtresse de Diane, l'unique descendante de Tantale, qui n'ait pas, en grandissant, respiré l'atmosphère lourde de haines et de crimes du palais de Mycènes, à qui donc un crime aussi affreux que celui d'Oreste devrait inspirer une invincible répulsion, Iphigénie n'a même pas adressé une parole de regret ou de blâme au parricide, Elle lui a pardonné, tacitement, sans le juger. ”
Collection des livrets des anciennes expositions depuis 1673 jusqu'en 1800… (1869-1872)
“ Pylade, après un grand combat de générosité, cède à Oreste la gloire de mourir, & reçoit l'écrit des mains d'Iphigénie, qui en fait la lecture, & commence ainsi : Vous direz à Oreste, mon frere, que sa sœur Iphigénie. A ces mots, Pylade prend la Lettre & la remet à son ami, en disant à Oreste : Recevez la Lettre de votre sœur, & à Iphigénie, voilà votre frere. Ils se reconnoissent, enlèvent la statue de Diane, & retournent à Argos. Sujet tiré d'Iphigénie en Tauride, tragédie d'Euripide. Ce Tableau, de 13 pieds sur 10, est pour le Roi. 121. Mars désarmé par Vénus. ”
