Résumé

Portrait de Aristote Aristote La rhétorique d'Aristote : traduite en français… (1856)

S'il est agréable d'apprendre et d'admirer, il faut en conclure qu'on trouvera du plaisir dans ce qui s'y rapporte, par exemple dans les arts d'imitation, comme la peinture, la statuaire, la poésie, et dans tout ce qui est bien imité, quoique la chose imitée ne soit pas par elle-même agréable ; car ce n'est pas l'imitation qui plaît, mais le raisonnement, qui nous découvre qu'il n'y a aucune différence entre l'imitation et la chose imitée, ce qui est une sorte de nouvelle connaissance. Nous en dirons autant des changements soudains, des périls dont on ne
se sauve qu'avec peine.
Source : Gallica

Portrait de Aristote Aristote La rhétorique d'Aristote : traduite en français… (1856)

« Il faut mourir sans avoir commis de faute; » il n'y a là aucune élégance; « il-faut-un épouy digne à une femme digne ; » l'expression manque aussi d'élégance. Elle n'en manquera pas si vous remplissez les deux conditions que nous demandons : « Mourir est une chose digne, quand on n'est pas digne de mourir. » L'expression parait d'autant plus élégante, qu'on y réunit plus de choses ; par exemple, si elle contient une métaphore, et que cette métaphore remplisse certaines conditions, si on y trouve une antithèse, de la symétrie, et si la chose est mise sous les yeux.
Source : Gallica

Portrait de Aristote Aristote La rhétorique d'Aristote : traduite en français… (1856)

Il y a dans la vie du vieillard plus de calcul que de sentiment moral, parce que le calcul vient de l'intérêt, et le sentiment moral de la vertu. S'ils commettent des injustices, c'est par méchanceté, et non par le désir d'offenser. Les vieillards sont aussi portés à la pitié, mais par un motif autre que celui des jeunes gens : ceux-ci compatissent par humanité, ceux-là par faiblesse, parce qu'ils se croient sur le point de souffrir tous les malheurs, et c'est là, avons-nous dit, un des motifs qui nous portent à la pitié.
Source : Gallica

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