Aristote

Aristote

Résumé

Portrait de Aristote Aristote Poétique

XIII. La vengeance, elle aussi, a quelque chose d’agréable ; car ce qu’il est pénible de ne pas obtenir, c’est avec plaisir qu’on l’obtient : or ceux qui sont irrités s’affligent au delà de tout de ne pas se venger, et l’espoir de la vengeance les réjouit.
XIV. Il est encore agréable de remporter une victoire, et c’est agréable non seulement pour ceux qui ont ce goût, mais pour tout le monde ; car la victoire donne l’idée d’une supériorité, ce qui est, plus ou moins, le désir de tout le monde.
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XXXVII. Les choses dont on veut l’existence réelle valent mieux que celles auxquelles on ne demande que l’apparence. De là le proverbe : « C’est peu de chose que la justice, » vu que l’on tient plus à paraître juste qu’à l’être ; mais il n’en est pas ainsi de la santé.
XXXVIII. De même une chose plus utile à plusieurs fins, comme ce qui l’est à la fois pour vivre et pour vivre heureux, pour le plaisir et pour les belles actions. C’est ce qui donne à la richesse et à la santé l’apparence d’être les plus grands biens, car ces deux avantages comprennent tous les autres.
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III. L’envie pourrait sembler, au même point de vue, être l’opposé de la pitié, comme se rapprochant de l’indignation et s’identifiant avec elle ; mais c’est autre chose. Il y a bien aussi, dans l’envie, un chagrin qui nous trouble et que suscite aussi la vue d’un succès ; seulement ce n’est pas, alors, le succès d’un indigne qui nous affecte, mais celui d’un égal ou d’un semblable.
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