Porphyre de Tyr

Élements biographiques

Portrait de Porphyre de Tyr Porphyre de Tyr,  Traité de Porphyre, touchant l’abstinence de la chair des animaux avec la Vie de Plotin par ce philosophe…

“ Ce n’est pas sans raison qu’un philosophe a dit, en parlant des philosophes [2] : ils n’ont point appris dans leur jeunesse le chemin de la place publique ; ils ne connaissent ni le Palais, ni l’Hôtel de Ville, ni les endroits où le Public s’assemble. Ils n’ont aucune part ni aux loix, ni aux décrets, ni aux brigues, ni aux repas publics où l’on admet de la musique. Ils n’y pensent pas même dans leurs rêves ; ils ne savent pas plus ce qui se passe de bien ou de mal dans la ville, ou ce qui est arrivé de fâcheux à leurs ancêtres, qu’ils savent la quantité d’eau qu’il y a dans la Mer. ”
Source : Wikisource

Portrait de Porphyre de Tyr Porphyre de Tyr,  Traité de Porphyre, touchant l’abstinence de la chair des animaux

“ Là on se rassasie d’Ambroisie ; on n’est occupé qu’à aimer : on respire l’air tranquille de l’âge d’or. C’est-là qu’habitent les freres, Minos & Rhadamante, le juste Éaque, Platon, Pythagore ; en un mot, tous ceux qui se font livrés à l’amour des biens éternels ; ils sont présentement dans la classe des heureux génies. Leur ame jouit d’une joie continuelle au milieu des fêtes. Vous, après avoir livré une infinité de combats, vous êtes parvenu au séjour des sages génies, où votre bonheur sera durable. Finissons, Muses, cette hymne faite en l’honneur de Plotin. ”
Source : Wikisource

Portrait de Porphyre de Tyr Porphyre de Tyr,  Traité de Porphyre, touchant l’abstinence de la chair des animaux avec la Vie de Plotin par ce philosophe…

“ Quelqu’un qui ne sera occupé que de Dieu, cherchera-t-il à ne se remplir que des alimens qui nuisent à la perfection de l’ame ? Ou plûtôt en réduisant à très-peu de choses son nécessaire, ne tâchera-t-il pas les unir à Dieu encore plus intimément que le fer ne s’attache l’Aiman ? Plût à Dieu que nous puissions, sans périr, nous abstenir même des fruits de la terre ! Nous serions vraiement immortels, comme dit Homère, si nous n’avions besoin ni de manger, ni de boire : ce Poëte nous avertit par là, que si la nourriture nous fait vivre, elle est en même tems une preuve de mortalité. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature