Résumé

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Le droit pénal de la république athénienne… (1875)

Si le droit pénal d'Athènes était implacable quand les intérêts réels ou prétendus de la république se trouvaient en cause, il n'en renfermait pas moins une foule de dispositions salutaires et dignes d'éloges. Le citoyen n'est rien en présence de l'organisation religieuse et politique de l'État; mais il récupère pleinement ses prérogatives d'homme libre, il jouit d'une protection efficace et constante, quand il s'agit de repousser et de réprimer les atteintes portées, par des citoyens ou des étrangers, à sa dignité de membre de la glorieuse cité de Minerve.
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Le droit pénal de la république athénienne… (1875)

Presque toujours, l'observateur attentif découvre, à la racine du délit, la colère qui trouble la raison ou la convoitise qui la domine; mais ces impulsions déréglées, pas plus que les habitudes coupables, ne sauraient être envisagées comme une cause de justification. L'homme qui n'écoute pas le langage de la raison, qui brave les lois et substitue aux exigences de la justice ses appétits corrompus, est un coupable que la puissance publique a le droit et le devoir de châtier. L'âme doit commander au corps comme un maître à l'esclave
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Thonissen Jean Joseph Thonissen Le droit pénal de la république athénienne… (1875)

L'amende et les confiscations sont ouvertement prônées comme d'infaillibles moyens de ruiner ses adversaires et de remplir les coffres du trésor public. Une multitude d'individus frappés de dégradation civique compromettent la sécurité générale, pendant que des bandes d'exilés se traînent sur tous les chemins de l'étranger. Malgré la souveraineté populaire dont on vantait sans cesse la grandeur suprême et les privilèges imprescriptibles, la propriété, l'honneur, la vie même du citoyen cessaient de compter quand les intérêts de la république semblaient réclamer son exil, sa ruine ou sa mort.
Source : Gallica

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