Médecine morale

Définition et enjeux

Aristide Padioleau De la Médecine morale dans le traitement des maladies nerveuses… (1864)

Mais la médecine morale consiste essentiellement dans la connaissance de ces causes secrètes et profondes qui échappent si souvent à l'oeil de l'observateur superficiel et qui ont pourtant un retentissement si profond dans l'organisme; la médecine morale, c'est l'analyse psychologique d'un être souffrant, c'est l'étude et la connaissance de cette thérapeutique morale si importante et pourtant si négligée ; c'est enfin l'art d'utiliser les facultés de l'âme et les passions d'un pauvre malade, soit pour le guérir, soit pour le soulager.
Source : Gallica

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

Le premier mode, la médecine morale, revient à montrer de la sympathie au malade, à relever son courage ébranlé, à faire renaître en lui la confiance, l'espérance de la guérison, à éloigner de son âme les angoisses qui le minent, à le soulager, le consoler même quand la guérison ne peut être obtenue. Tout médecin qui en dehors de sa science dispose d'un bon cœur et du tact nécessaires le pratique.
Source : Gallica

Portrait de Armand Després Armand Després Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicale… (1883)

Dans notre pensée, la médecine morale joue un rôle presque aussi grand que la médecine physique, et, loin de les exclure, il faut que la thérapeutique utilise les ressources que lui fournit l'action des agents physiques sur la vie et celles que donne la force morale sur les mouvements organiques. Dans notre pensée, la médecine n'est si grande que parce que dans ses rapports avec les peuples et avec les individus elle règle les principes qui, physiquement et moralement, font la force des nations et la santé de chacun en particulier.
Source : Gallica

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