Jean-Baptiste-Félix Descuret, Les merveilles du corps humain… (1856)
“ Aux approches du sommeil, surtout si l'on n'est pas couché, une douce langueur, un accablement irrésistible s'emparant peu à peu de notre être, appesantit la tête et le cou, le tronc et les membres; en même temps, la voix devient faible et peu assurée, l'ouïe moins sensible, le regard incertain; et les paupières tremblotantes finissent par se clore avec lenteur. Il n'est pas jusqu'à l'âme qui ne semble participer à l'engourdissement de son compagnon de voyage. A cet instant, en effet, les sensations émoussées arrondissent tous les objets et n'en présentent plus que des images mal déterminées. ”
