François-M. Guillermin

Élements biographiques

François-M. Guillermin Vie de Mgr Louis Rendu, évêque d'Annecy (1867)

Dans le monde, c'est l'homme aimable pour la société, selon la parole des saints livres : Vir amabilis ad societatem.
A une époque où les esprits se divisent pour des nuances, et où les cœurs se blessent dans des coteries exclusives, l'Évêque d'Annecy, fidèle à la défense de la plus ombrageuse orthodoxie, avait la conversation la plus attrayante et la plus douce.
Jamais un mot qui eût pu blesser la première peau du cœur, selon la belle expression de saint François de Sales, n'est sorti de sa bouche.
Source : Gallica

François-M. Guillermin Vie de Mgr Louis Rendu, évêque d'Annecy (1867)

Je n'ai rien pu vous dire hier ; j'avais trop à sentir ; il y a des moments dans la vie où l'on est
forcé de ne vivre que pour soi. Or, depuis cinq heures du matin où j'ai pu, avec peine, dire la Sainte Messe à Saint-Pierre, pour moi, pour vous, pour tous mes prêtres, pour tout mon diocèse, jusqu'à minuit, je n'ai pas cessé un instant de vivre des émotions les plus douces. Saint-Pierre de Rome n'a jamais rien vu de pareil, et ce n'est pas trop présumer que de dire qu'il ne verra jamais plus rien de semblable.
Source : Gallica

François-M. Guillermin Vie de Mgr Louis Rendu, évêque d'Annecy (1867)

Monseigneur ne voulut pas que ses prêtres ignorassent qu'il leur restait uni et qu'il faisait sa retraite avec eux sur son lit de mort. M. le Prévôt l'annonça aux pieux retraitants après la bénédiction du soir, et tout cet admirable clergé se mit à deux genoux pour demander à Dieu de leur laisser leur bon évêque surtout dans le péril de ces mauvais jours. Un des vicaires généraux vint voir Monseigneur, et lui dit : « Nous avons demandé au bon Dieu de vous rendre un peu de force, Monseigneur ! — Ah! dit-il en souriant, j'ai encore perdu le peu qui me restait. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature