Marius-Roch Reynoard

Élements biographiques

Marius-Roch Reynoard,  Réponse à mon évêque : une actualité (1878)

“ LE PRÊTRE. - Vos paroles, Monseigneur, me prouvent une fois de plus, à priori, que vous ignorez ou que vous feignez d'ignorer comme votre prédécesseur, les lois de la décence et de la justice qui régissent l'Eglise de Jésus-Christ. Je le dirai donc et puissai-je être entendu par les prêtres et les fidèles du diocèse : « Le prêtre peut tomber, dit le Droit, mais il ne peut reculer. » Il tombe, s'il commet volontairement et sciemment un crime qui le fasse déchoir de sa position ; hors de là, « il ne doit pas passer d'une paroisse plus grande à une paroisse plus petite ». ”
Source : Gallica

Marius-Roch Reynoard,  Réponse à mon évêque : une actualité (1878)

“ LE PRÊTRE. — Qui vous l'a dit, Monseigneur, je ne vous ai jamais dit que je fusse repentant, et je serais bien fâché si je m'étais expliqué de manière à vous faire croire que je suis repentant. Moi me repentir? mais de quoi; s'il vous plaît?
d'avoir adressé au Saint-Siège un appel canonique? d'avoir chaudement soutenu mon appel? de n'avoir rien voulu faire
qui parût être un assentiment, même muet, à tout ce qui s'est fait contre moi, quand le droit canon me crie : « Quiconque fait le moindre acte pour paraître accepter une sentence injuste, ne peut plus appeler. »
”
Source : Gallica

Marius-Roch Reynoard,  Réponse à mon évêque : une actualité (1878)

“ Oui, je suis pauvre, et d'autant plus pauvre, que, sans m'en douter, j'ai pu attirer sur moi tout le ressentiment et toutes les foudres d'un évêque que je n'ai jamais offensé, et que, de plus, j'ai tourné contre moi toute la morgue, tous les mépris et tous les sarcasmes d'un évêque que je n'avais pas même vu, et que je n'ai connu que pour recevoir de sa main les blessures les plus graves, que pour être souffleté de ses deux mains. De grâce donc, appelez-moi « votre pauvre abbé », mais ne m'appelez plus « votre cher abbé », je vous en supplie. ”
Source : Gallica

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