Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés

Élements biographiques

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

S'il est un traitement qui exige du médecin une intarissable patience, c'est bien celui des phobies, des scrupules, des obsessions. Il ne faut pas se décourager si le malade reste esclave de ses craintes, alors même qu'il a reconnu la justesse de nos arguments, alors même qu'il a démontré lui-même l'absurdité de son idée première. Aussi longtemps qu'il y a des traces de crainte, c'est qu'il y a encore des traces d'idée de danger.
Le malade ressemble à un enfant qui aurait tout d'abord peur d'un chien au point de trembler lorsqu'il est à dix mètres de lui.
Source : Gallica

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

Le détenu est souvent conscient de la modification du régime dont il est l'objet; il se voit entouré d'un nouveau personnel à allures différentes; il se sent abordé et traité par des vrais gardes-malades ; l'uniforme du gardien de prison a disparu. Le malade en tout cas ne tarde pas à se rendre compte, plus ou moins, du rôle actif et nouveau du psychiatre ; il entend un langage vraiment médical, les ordres médicaux transmis aux gardes-malades ; en un mot il se croit et se sent transporté dans un vrai hôpital où tout converge pour lui inculquer l'idée qu'il a à se soumettre à un traitement.
Source : Gallica

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

Le premier mode, la médecine morale, revient à montrer de la sympathie au malade, à relever son courage ébranlé, à faire renaître en lui la confiance, l'espérance de la guérison, à éloigner de son âme les angoisses qui le minent, à le soulager, le consoler même quand la guérison ne peut être obtenue. Tout médecin qui en dehors de sa science dispose d'un bon cœur et du tact nécessaires le pratique.
Source : Gallica

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