Marie Joseph Pinel de Golleville, Considérations générales sur l'histoire de la médecine… (1842)
“ Le malade souffre, sans doute, mais il entrevoit constamment un terme à ses maux, et l'avenir lui apparaît sous des couleurs d'autant plus riantes, que son état présent lui fait mieux comprendre le prix de la santé. Mais une affection morale est de tous les instants, elle attaque toutes les facultés de notre être, et celui qui en est atteint n'ose pas même porter ses regards dans l'avenir, pour y voir un terme à ses douleurs. Le spectacle d'une belle nature, les joies et les plaisirs de la société, le bonheur de la famille, tout lui est à charge, rien ne peut calmer ses souffrances. ”
