Félix Frédault

Élements biographiques

Félix Frédault Histoire de la médecine : étude sur nos traditions… (1870)

Il suit de là, que la maladie n'est qu'une mauvaise manière d'être de l'organisme vivant, et, comme on l'a dit, une privation de la santé, une forme morbide de la vie, qu'elle n'est rien par elle-même, rien d'existant, rien de réel, rien de subsistant, qu'elle n'a pas de principe d'existence, pas de cause formelle. Donc, dire qu'il y a un principe morbifîque subsistant de la maladie, c'est aller tout à la fois contre la doctrine catholique, contre la raison qui l'appuie, contre la tradition médicale qui s'y conforme.
Source : Gallica

Félix Frédault Histoire de la médecine : étude sur nos traditions… (1870)

La science des méthodes, dit-il, est la première de toutes les sciences. Elle détermine ce qui est la vérité par rapport à nous, et nous donne les moyens de l'atteindre ; elle renferme donc la législation souveraine des autres sciences. Elle est à l'entendement ce qu'est la morale aux affections du cœur, l'hygiène à la santé, un maître quelconque à l'art qu'il enseigne : c'est la méthode qui a fait à proprement parler la science, puisqu'elle seule préside à la formation des dogmes qui la constituent, et quel est le principe de la liaison des idées qui la caractérisent.
Source : Gallica

Félix Frédault Histoire de la médecine : étude sur nos traditions… (1870)

Le mal n'est rien en lui-même, il n'est pas même rien ; donc il est bien certainement sans forme, sans fixité, et sans manière d'être déterminée ; mais le mal dans les êtres se présente sous des formes déterminées, non pas lui, le mal, encore une fois, mais l'être qui est dépravé.
Ce n'est pas la maladie que le médecin considère : la maladie n'est rien, ce n'est que l'homme malade qui est quelque chose, quelque chose de différent de l'homme en santé, et différent dans telle ou telle disposition générale qu'on nomme une maladie.
Source : Gallica

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