Passion (philosophie)

Définition et enjeux

Portrait de Frédéric Ancillon Frédéric Ancillon,  Essais de philosophie, de politique et de littérature… (1832)

“ Selon le caractère et le sort de la passion, on éprouvera les frémissemens de l'horreur et toutes les nuances de la pitié, tous les transports de l'admiration et toutes les émotions de la sympathie. La poésie nous offre le plus haut degré de l'énergie du sentiment et du délire de la passion, ou le plus haut degré de force morale ; toujours elle nous donne la conscience de la dignité de la nature humaine, et elle nous
fournit la preuve de l'activité et de la liberté de l'homme.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Jacques Rousseau Jean-Jacques Rousseau,  Œuvres complètes de J. J. Rousseau

“ Mais vous chercheriez en vain à détruire cette passion dans les hommes ; il ne paraît pas d’ailleurs que votre dessein soit de la leur interdire, du moins si on en juge par les descriptions intéressantes que vous en faites, et auxquelles toute l’austérité de votre philosophie n’a pu se refuser. Or, si on ne peut, et si on ne doit peut-être pas étouffer l’amour dans le cœur des hommes, que reste-t-il à faire, sinon de le diriger vers une fin honnête, et de nous montrer dans des exemples illustres ses fureurs et ses faiblesses, pour nous en défendre ou nous en guérir ? ”
Source : Wikisource

Portrait de Marin Ferraz Marin Ferraz,  Étude sur la philosophie en France au XIXe siècle… (1877)

“ Tous les philosophes reconnaissent que la passion , considérée dans son élément primitif qui est l' instinct , est essentiellement bonne et légitime et qu' elle a été donnée à l' homme dans l' intérêt de sa conservation et de son développement , de sorte que la raison n' a d' ordinaire qu' à en approuver les impulsions . ”
Source : Gallica

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