Louis-Henri-Mathias Bellefroid

Élements biographiques

Louis-Henri-Mathias Bellefroid Manuel d'éloquence sacrée, à l'usage des séminaires et de ceux qui commencent à exercer le ministère de la prédication… (1847)

Un orateur homme d'esprit pourra se monter l'imagination, exalter en lui la sensibilité ; mais si la piété n'embrase en même temps son cœur et n'y fait naître une flamme d'un ordre supérieur aux mouvements des passions humaines, ce ne sera qu'un feu factice et étranger qui éblouira peut-être, mais n'échauffera pas et ne laissera aucune vive empreinte ; tandis que l'orateur à l'âme pieuse, les lèvres brûlantes des ardeurs du divin amour, saura prendre mille formes pour s'insinuer, pour s'emparer des cœurs et y propager l'incendie qui le consume lui-même.
Source : Gallica

Louis-Henri-Mathias Bellefroid Manuel d'éloquence sacrée, à l'usage des séminaires et de ceux qui commencent à exercer le ministère de la prédication… (1847)

L'éloquence, c'est-à-dire, le talent de persuader, est un don de la nature, qui suppose dans celui qui en est doué plusieurs talents naturels réunis. Nul en effet ne peut espérer de devenir véritablement éloquent, ni aspirer au titre d'orateur, si à la justesse et à la pénétration de l'esprit, à la profondeur et à l'élévation des pensées, il ne joint une imagination vive et féconde, une extrême sensibilité, et, pour parler en public , une mémoire sûre et fidèle, une voix nette , sonore, flexible, et toutes les dispositions naturelles à l'éloquence du corps.
Source : Gallica

Louis-Henri-Mathias Bellefroid Manuel d'éloquence sacrée, à l'usage des séminaires et de ceux qui commencent à exercer le ministère de la prédication… (1847)

La crainte, voilà en effet un sentiment qui exerce sur l'homme un très grand empire, parce qu'il s'appuie sur ce qu'il y a de plus fort en lui, l'amour du bonheur. Aussi est-il, quand il a Dieu pour objet, le commencement de toute sagesse et le principe de toute perfection. Que ne produit pas dans l'univers cette crainte salutaire? Qu'est-ce qui arrête l'homme au moment où, par une action dont lui seul au monde aura jamais connaissance, il peut assouvir ses criminels désirs, si ce n'est la pensée de Dieu qui le voit et la crainte de ses châtiments.
Source : Gallica

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