Jacques-Henri Meister, De la morale naturelle
“ J’ai le malheur d’entendre comment tant de religions, ou pusillanimes, ou sanguinaires, ou tout à-la-fois l’un et l’autre, ont pu rendre la religion odieuse à de vrais amis de l’humanité : mais comment oublier qu’une religion simple et pure est le plus ferme appui de la faiblesse humaine ; qu’elle rend la vertu plus sublime et plus touchante ; qu’elle soulage l’infortune ; qu’elle inspire au malheur un courage surnaturel ; qu’à l’espérance, la première et la dernière illusion de la vie, elle donne l’éternité en partage ? Ô sublimes idées de l’Être suprême et d’une existence éternelle ! ”
