Pedro Gómez Havela Labrador

Élements biographiques

Pedro Gómez Havela Labrador Mélanges sur la vie privée et publique du marquis de Labrador (1849)

Si quelqu'un s'étonne qu'on ait eu la hardiesse de proposer à l'Espagne la cession de Minorque, il suffira de lui dire que, si la Russie, la France ou l'Angleterre avaient eu le malheur de passer une vingtaine d'années sous un gouvernement comme celui de l'Espagne depuis la mort de Charles III jusqu'en 1808, et de souffrir ensuite l'invasion de Bonaparte, la Russie, la France ou l'Angleterre seraient tombées dans un état plus humiliant encore que celui auquel on a voulu réduire l'Espagne dans le congrès de Vienne.
Source : Gallica

Pedro Gómez Havela Labrador Lettre du marquis de Labrador au comte de V.… (1850)

Vous êtes un homme de passion, et votre passion, c'est l'amitié, comme l'amour est celle de tant d'autres. Vous voyez dans les personnes que vous aimez des perfections qu'elles n'ont pas, et vous êtes trop indulgent, quand il s'agit de reconnaître leurs défauts.
Je ne mérite pas les éloges que vous me prodiguez. J'aurais pu être quelque chose, si j'étais né en Espagne à une autre époque que celle du roi Charles III. Ce roi a été pourtant regardé comme un des meilleurs que l'Espagne ait eus depuis quelque temps.
Source : Gallica

Pedro Gómez Havela Labrador Mélanges sur la vie privée et publique du marquis de Labrador (1849)

Puisse la justice divine réparer, sans qu'il en coûte trop cher aux principales puissances de l'Europe, la persécution inouïe qu'on a exercée contre l'Espagne depuis le temps de Philippe II, en la privant de toutes ses possessions en Italie et en protégeant le soulèvement de ses possessions en Amérique, au profit, non pas du commerce de l'Europe , mais de la puissance des Provinces-Unies, qui joue en Amérique le même rôle que l'Angleterre en Europe!
Source : Gallica

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