Résumé

Petrus Paulus Rubens Correspondance. Vol. 1, Vie publique et intellectuelle (1927)

Les nobles Castillans, qui composaient le Conseil du Roi, s'étaient cabrés à la pensée de charger un artisan, c'est-à-dire un homme qui travaille de ses mains pour de l'argent, d'une aussi glorieuse mission. Rubens, lui, voulait avoir sa revanche, et son ambition, loin de désarmer, s'était haussée jusqu'à briguer la place de Ministre-Résident auprès de l'Infante, la place occupée jadis par Spinola. Il s'appuyait, pour réussir, sur le marquis d'Aytona, ambassadeur d'Espagne à Bruxelles, qu'une jalousie dressait contre le marquis de Mirabel, son
collègue à Paris.
Source : Gallica

Petrus Paulus Rubens Correspondance. Vol. 1, Vie publique et intellectuelle (1927)

Tous ceux qui croyaient à l'inéluctable nécessité d'une guerre victorieuse contre la France pour affermir de nouveau le pouvoir de l'Espagne en Europe se multiplièrent pour arracher à Philippe IV l'autorisation d'ouvrir les hostilités et d'accorder un appui sérieux aux amis de Marie de Médicis. Le marquis d'Aytona plaida cette cause, — parce qu'il croyait que le marquis de Mirabel en était adversaire — et Rubens, qui avait réussi à servir d'intermédiaire entre l'Infante et les premiers émissaires de Marie de Médicis, supplia Olivarez de s'y rallier.
Source : Gallica

Petrus Paulus Rubens Correspondance. Vol. 1, Vie publique et intellectuelle (1927)

On lui a montré de près la duplicité des Français; on lui a dénombré les appuis que, quotidiennement, le Roi de France donne aux États, et qu'il voudrait bien donner au Danemark; on lui a fait voir comment il se moque de notre naïveté, et que l'épouvantail d'une alliance avec l'Espagne lui sert simplement à arracher au Roi d'Angleterre un accord, qu'il finira, en fait, par obtenir.
Source : Gallica

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