Résumé

Henri Lonchay Correspondance de la cour d'Espagne sur les affaires des Pays-Bas au XVIIe siècle… (1923-1935)

On doit considérer que l'armée hollandaise est aussi forte, en infanterie comme en cavalerie, que celle du Roi, et ainsi, chaque fois qu'elle le voudra, elle pourra empêcher les Espagnols de se réunir en Allemagne et de secourir l'Empereur.
On apprend d'Angleterre qu'on lève 5,000 à 6,000 hommes pour assister
15 les hérétiques allemands.
Il y a lieu de s'inquiéter du mauvais état de santé de l'archiduc Albert, et, raisonnablement, on ne peut s'attendre à une amélioration ; au contraire, on doit craindre qu'il ne succombe au premier accès de fièvre.
Source : Gallica

Henri Lonchay Correspondance de la cour d'Espagne sur les affaires des Pays-Bas au XVIIe siècle… (1923-1935)

L'ambassadeur fera bien de marquer à l'archiduc combien le Roi a été heureux d'apprendre l'ouverture de négociations en vue d'une suspension d'armes. C'est le moyen le plus sûr de réduire les rebelles tout en ménageant la dignité de Leurs Altesses et celle des Belges, car la paix entraînerait le départ des Espagnols et des autres étrangers, et l'autorité du Roi dans 5 nos provinces serait compromise. Il convient donc de poursuivre les négociations commencées. Le peuple avec lequel on traité est fier, et si l'on échoue sous les murs d'Ostende, il deviendra intransigeant.
Source : Gallica

Henri Lonchay Correspondance de la cour d'Espagne sur les affaires des Pays-Bas au XVIIe siècle… (1923-1935)

Spinola montre ensuite qu'il faut empêcher l'ennemi d'entrer dans le pays, car il ne s'attaquera pas à des places insignifiantes, mais assiégera tout d'un coup des villes comme Anvers ou Bruges. D'autre part, le terrain en Belgique se prête moins à la défense, les forteresses n'étant pas entourées d'eau comme en Hollande ou en Flandre. Plût à Dieu que l'ennemi se tint sur la défensive!
Source : Gallica

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