Duc de Bavière

Définition et enjeux

Un lieutenant de Louis XIV (1861)

Avis aux États dont les voisins plus forts ne se piquent pas d'une équité bien scrupuleuse.
Mais cet avis donné indirectement était déjà inutile au duc de Bavière. Il n'avait pris aucune mesure pour n'être pas forcé par l'une ou par l'autre puissance. L'empereur retenait ses troupes en Hongrie : ses places étaient dégarnies, et les Français poussaient déjà dans son pays des partis qui faisaient jeter les hauts cris aux peuples. Les plaintes retentissaient jusqu'à la cour de Munich, que le marquis trouva déchaînée contre la France.
Source : Gallica

Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Histoire secrète d’Isabelle de Bavière… (1953)

Louis de Bavière veut faire quelques représentations ; Jean ne les écoute point et fait aussitôt retourner vers Paris la litière où était le dauphin. Il est reçu dans la capitale par le roi de Navarre, les ducs de Berri et de Bourbon, le comte de la Marche et une foule de seigneurs. Des réjouissances se préparent, les rues sont tapissées et le duc de Bourgogne est hautement proclamé le sauveur de la France.
Entre deux rivaux aussi puissants, il est rare que ce qui fait le bonheur de l’un ne fasse le malheur de l’autre.
Source : Wikisource

Histoire de Napoléon le Grand, empereur des Français… (1849)

Le 8 septembre, l'avant-garde impériale franchissait l'Inn et envahissait la Bavière. Le grand duc, qui avait réclamé vainement les privilèges de la neutralité, quitta précipitamment sa capitale avec sa famille et ses ministres, et se retira à Wurzbourg, de l'autre côté du Danube. Entre l'Autriche et la France, le choix de l'électeur ne pouvait être douteux ; aussi s'était-il lié par un traité avec l'empereur Napoléon, à qui la Bavière devait ses récentes acquisitions territoriales, et qui seul pouvait les lui conserver.
Source : Gallica

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