Louis-Paul Deschanel, La succession de Bavière : la France et la politique d'équilibre (1931)
“ Mais, si Vergennes veut la paix, il veut aussi et avant tout une France forte et respectée. Il entend lui rendre sa gloire traditionnelle. Profondément patriote, il a souffert de son humiliation. Il considère une guerre avec l'Angleterre comme inévitable. Pour lui, elle est l'ennemie héréditaire, le danger qui sans cesse menace la France, dont elle envie la richesse et la situation favorable. Il supporte malaisément le protectorat qu'elle prétend établir sur le monde entier : il veut la foire rentrer dans l'ordre des puissances tributaires. ”
