Résumé

Louis-Paul Deschanel La succession de Bavière : la France et la politique d'équilibre (1931)

Mais, si Vergennes veut la paix, il veut aussi et avant tout une France forte et respectée. Il entend lui rendre sa gloire traditionnelle. Profondément patriote, il a souffert de son humiliation. Il considère une guerre avec l'Angleterre comme inévitable. Pour lui, elle est l'ennemie héréditaire, le danger qui sans cesse menace la France, dont elle envie la richesse et la situation favorable. Il supporte malaisément le protectorat qu'elle prétend établir sur le monde entier : il veut la foire rentrer dans l'ordre des puissances tributaires.
Source : Gallica

Louis-Paul Deschanel La succession de Bavière : la France et la politique d'équilibre (1931)

La France dut signer le traité de Paris. Elle perdait un Empire. En Allemagne, le traité est aussi désastreux pour nous. La paix de Westphalie avait donné l'Europe à la France : les petits Etats allemands ruinés se tournèrent vers les deux seules puissances qui pouvaient subsister : la Prusse et l'Autriche. Après la guerre de Sept Ans, le morcellement diminua : sans doute les Electeurs gardent leurs territoires, mais l'Empire n'est plus qu'une façade, un fantôme en lequel on ne croit plus; de plus en plus, on aura recours aux Etats capables d'apporter une organisation raisonnable.
Source : Gallica

Louis-Paul Deschanel La succession de Bavière : la France et la politique d'équilibre (1931)

Ce qu'il nous faut empêcher c'est la désagrégation de l'Empire ottoman : il est indispensable de contenir les ambitions russes et autrichiennes. Pour arriver à ce résultat, Vergennes a inauguré la politique que la France et l'Angleterre suivront jusqu'à 1914 : le meilleur moyen d'empêcher la Russie ou l'Autriche d'établir leur protectorat sur l'Empire ottoman est de faire de celui-ci un Etat capable de vivre sans le secours des autres puissances, et, pour cela, lui faire accomplir les réformes indispensables (1) .
Source : Gallica

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