Gustave Garrisson, Revue des Deux Mondes
“ Donner un aliment aux forces vives des nations, c’est un axiome qu’on refuse trop souvent d’appliquer. La France, au lieu de s’agrandir au dehors par le commerce et les colonies, continua à s’entre-déchirer dans les guerres civiles ; la France resta sourde aux prophéties, et on peut dire, pour parler le langage du temps, qu’elle lapida les prophètes ; mais l’histoire ne peut refuser aux calvinistes le noble privilège, si chèrement expié, d’avoir pressenti la vérité et d’avoir soutenu la bonne cause, celle de la liberté civile et de l’indépendance nationale. ”
