Résumé

Duc de Broglie Fin du ministère du marquis d’Argenson

La pensée de lâcher prise sur la foi d’une parole en l’air et d’un papier en partie inintelligible lui causa une sorte d’indignation, qu’il ne cacha pas. D’Argenson croit devoir imputer le déplaisir qu’il laisse voir à la jalousie du succès fraternel. Il n’y a vraiment pas lieu d’aller chercher si loin pour comprendre quelle répugnance un ministre de la guerre devait éprouver, à la pensée de compromettre le fruit d’une longue opération, à la veille de la voir réussir, et de faire déposer les armes à des troupes victorieuses.
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Duc de Broglie Fin du ministère du marquis d’Argenson

L’EXPÉDITION D’ECOSSE ET LA PRISE DE BRUXELLES. Par la paix conclue à Dresde, entre Frédéric et Marie-Thérèse, la France se trouvait de nouveau réduite à un état d’isolement à peu près complet. L’abandon de la Prusse la privait de tout appui dans le nord de l’Europe : elle ne conservait d’auxiliaire qu’au midi, et là, même l’alliance de l’Espagne ne lui prêtait qu’un concours insuffisant, toujours douteux, et que les caprices comme les prétentions d’Elisabeth Farnèse rendaient, à l’occasion, plus incommode que secourable.
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Duc de Broglie Fin du ministère du marquis d’Argenson

Dès qu’elle tint en main la promesse de Louis XV, ce fut à ses yeux comme un billet à ordre qu’elle était décidée à ne laisser ni protester ni réduire. La possession du Milanais par l’infant devenait, suivant elle, à partir de ce moment, le principal, sinon le seul objet de la guerre, et la première clause, la condition sine qua non à insérer en tête d’un traité de paix. Les armées françaises ne durent plus combattre qu’en vue de ce but unique, et le ministère français dut y sacrifier toute autre prétention. La France, on un mot, s’était rangée derrière l’Espagne et devait rester à ses ordres.
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