Jules Michelet,
Histoire de France 1724-1759 (Volume 18…
“ «Ah! dit-il, si le Roi pouvait accabler ces coquins!»Quel eût été le deuil de tous les penseurs en ce monde, si l'on eût perdu Frédéric! Berlin n'était-il pas l'asile de la libre-pensée, de la plus précieuse des libertés, la liberté religieuse? Frédéric le sentait. Il se sentait gardien et des droits de l'Empire et des droits de la conscience, nécessaire à la fois à la patrie, au monde. Je ne trouve pas ridicule (quoi qu'on en ait dit) qu'en sa pensée suprême, il invoque l'ombre de Caton.Jamais personne ne brava tant la mort. Il le fallait. ”
