Résumé

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  France et Rhin (2e édition, augmentée d'un appendice… (1867)

“ Au dix-neuvième siècle, la France prime sur le monde par sa révolution : elle conquiert, après de longues luttes sur le Rhin, en 93, 94, 95, 96, 97 et 1800, une partie de l'Europe. — Mais conquête inutile, instable. — Il n'est plus temps; le point stratégique s'est déplacé : ce n'est plus le Rhin, c'est la Manche. Le Rhin se sauve donc, s'émancipe par la mer; il triomphe de la guerre par le travail.
Une autre cause agit sur la question de frontières : le monde est mobile, les intérêts se déplacent : le fort d'une civilisation ne reste pas au même point, le centre de gravité change.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  France et Rhin (2e édition, augmentée d'un appendice… (1867)

“ La France n'a su vivre ni avec la république, ni avec la monarchie constitutionnelle. C'est la bourgeoisie qui a renversé Charles X, qu'il suffisait de contenir; c'est elle qui a abandonné Louis Philippe, qu'il était si aisé d'avertir.
La France ne comprend, n'aime que le commandement. — Elle n'a rien compris à la théorie constitutionnelle et parlementaire ; aussi 1815 lui est en horreur.
C'est bien la nation française qui cherche le pouvoir fort, le gouvernement ubiquitaire et factotum, la centralisation. — La race n'est pas entreprenante; il lui faut une armée, et un trésor public.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon,  France et Rhin (2e édition, augmentée d'un appendice… (1867)

“ Une volonté supérieure semble se placer entre eux et le Rhin. Clovis aura beau, sa vie durant, chercher par tous les moyens à souder le Rhin à la France ; d'un côté protéger les institutions de Rome, adopter son culte, porter sa livrée, initier ses Francs à la civilisation latine, suivre contre l'Allemagne la stratégie des Césars ; de l'autre, fixer sa résidence sur le point décisif, près du Rhin, à Tongres, comme Charlemagne fixera plus tard la sienne à Aix-la-Chapelle ; il ne petit faire que le pays rhénan ne tende violemment à se séparer, et qu'il ne se sépare. ”
Source : Gallica

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