Jean Giraudoux,
Ondine : pièce en trois actes, d'après le conte de Frédéric de La Motte Fouqué
(1939)
“ Notre Souabe s'étendait jusqu'aux Alpes, verte et bleue, sans que je visse au-dessus d'elle la Souabe des airs peuplés d'anges à bec, ni au-dessous la Souabe d'enfer avec ses démones rouges. Sur la route, un lansquenet chevauchait, que n'accompagnait point le cavalier armé de faux. Sous les mais, les moissonneurs dansaient par couples auxquels ne s'entrelaçait point un tiers visqueux, à face de brochet. La roue du moulin tournait sur sa farine sans que la ceignit une roue immense dont les rayons battaient des damnés nus. ”
