Heinrich Bebel

Élements biographiques

Portrait de Heinrich Bebel Heinrich Bebel Les Facéties érotiques de Bebelius

Le frocard prononce encore la formule d’absolution.
La troisième bégaye :
— « Mon père, j’ai mis trois couteaux dans ma gaine. »
Le frocard finit par se méfier :
— « Ouais, ma fille ! Et quel mal y a-t-il à cela ? »
— « C’est que, mon père... je suis restée seule... avec trois hommes ! »
Le frocard constate qu’on s’est payé sa tête. Il refuse la troisième absolution, et court après les deux premières pénitentes, en criant :
— « Écoutez-moi, putains ! Vous avez trop d’esprit ! Votre absolution ne compte pas. Vous avez triché en vous confessant : Couteau et vis font deux ! »
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Portrait de Heinrich Bebel Heinrich Bebel Les Facéties érotiques de Bebelius

La bedaine du sacristain s’épanouit. Il étouffe une envie de rire. Quelle joie, qu’une pareille revue de cocus !
La cérémonie commence. Chaque fois qu’une femme appétissante et dodue où il sied s’approche de l’autel, le curé dit :
— « Prends ! »
La femme du sacristain paraît. Le curé dit :
— « Prends ! »
Le sacristain sent sa bedaine lui rentrer dans le corps. Il se penche vers le terrible directeur de conscience, et chevrotte :
— « Mais... c’est ma femme, à moi... »
— « Prends ! Les bons comptes font les bons amis. Ce qui est vendu est vendu. Prends ! »
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Portrait de Heinrich Bebel Heinrich Bebel Les Facéties érotiques de Bebelius

Un riche marchand, de Vienne en Autriche, avait à la maison une fort belle femme, plusieurs enfants, et, à l’usage de ces derniers, un jeune précepteur.
Notre marchand avait l’âme dévote. Il se levait chaque jour, avant l’aube, et se rendait à la messe du matin, laissant, dans le lit conjugal, une place vide que le jeune précepteur, un étudiant potelé, rose, et bien membru, se dépêchait d’occuper.
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