Claude Tillier,
De choses et d'autres : vingt-quatre pamphlets
“ Racine ressemble ici à un maladroit garçon de café auquel je demande un verre de rhum et qui me le verse dans une carafe d’eau. La périphrase, chez nos poètes, c’est, la plupart du temps, un valet qui passe par le grenier pour aller à la cave. Pour que la périphrase soit de bon aloi, il faut qu’elle montre l’objet sous une image nouvelle et pittoresque, qu’elle le fasse saillir d’entre les mots qui l’encadrent, qu’elle l’illumine comme un éclair ; autrement ce n’est qu’une vaine excroissance du discours, une inutile queue de mots qui empêtre la phrase et l’empêche de marcher. ”
