Résumé

E. de Montlivault Grammaire générale et philosophique… (1828)

On voit donc que non-seulement on doit regarder l'algèbre comme une langue, mais encore comme la langue la mieux faite qui puisse exister, puisque l'erreur y devient impossible, sans pécher contre la syntaxe ; et que la combinaison de ses éléments
est telle, que les opérations de l'intelligence s'y montrent, pour ainsi dire à découvert : que tout raisonnement faux, toute fausse conséquence y blesse en quelque sorte la vue de celui qui possède bien cette langue; ce qui fait qu'elle résiste à l'absurde, et n'a pour devise que vérité ou silence.
Source : Gallica

E. de Montlivault Grammaire générale et philosophique… (1828)

Quelle est donc la nature de ces mots si rebelles à l'analyse? Pour parvenir, je crois, à la connaissance de la nature et des fonctions d'un mot qui n'a pas son correspondant dans une langue, il faut lui substituer dans cette langue des équivalents exacts. C'est la méthode à laquelle nous venons d'avoir recours
pour nos participes présents et passés du verbe être, qui n'existent point dans le verbe latin esse; car le mot ens, d'une latinité moderne, ne remplit jamais les mêmes fonctions que notre participe étant : c'est un nom substantif qui ne s'emploie que dans un sens dogmatique.
Source : Gallica

E. de Montlivault Grammaire générale et philosophique… (1828)

Tout le monde convient, sans doute, que le
temps ne se présente à nous que sous trois formes : l'instant où nous sommes, qui est toujours pour nous le présent; la foule des instants qui l'ont précédé et qui forment la masse du passé; enfin, celle des instants qui doivent succéder au présent et qui est pour nous l'avenir ou futur. Cette division triviaire doit donc être la base de la divison des temps du verbe, dans quelque langue que ce soit.
Source : Gallica

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