Vocatif

Définition et enjeux

Léon Gautier,  La Chanson de Roland/Léon Gautier…

“ Seignurs. La « Théorie du vocatif » est assez difficile à établir d’après le texte d’Oxford. Il y avait évidemment confusion dans l’esprit de notre scribe et dans les idées de son temps. Tantôt le vocatif est admis à suivre la règle du cas sujet, tantôt celle du cas régime, et cela tour à tour et pour les mêmes mots. Ainsi l’on trouve à côté des formes-régimes : Ami, rei, Marsilie, Tierri, Pinabel, etc., les formes-sujets : Amis, reis, Deus, gentilz, amiralz, dreiz, chers, cumpainz, etc. ”
Source : Wikisource

Amand Hennequin,  Essai sur l'analogie des langues… (1838)

“ Dans les langues modernes , l'accusatif n'a pas besoin de préposition ; il est suffisamment connu par la place qu'il occupe dans la phrase.
Le vocatif est inconnu dans les langues modernes , et le latin seul admet l'ablatif qu'il unit à la préposition a ou ab , et qui d'ailleurs et très souvent semblable au datif.
Les grammairiens ne sont pas d'accord sur la nature du nominatif ; beaucoup ne le considèrent pas comme un cas , et ne reconnaissent que le génitif , le datif et l'accusatif.
”
Source : Gallica

Marie-Louise Sjoestedt-Jonval,  Description d’un parler irlandais de Kerry

“ L’opposition du cas direct et du datif, là où elle existe, paraît, dans la plupart des types, en régression. Quant au vocatif, qui n’existe pas pour tous les mots, il se place à part, du fait que l’aspiration de son initiale suffit à le distinguer, en l’absence d’une forme spéciale.
L’unique forme du duel est partout semblable au datif singulier ; mais, au génitif, on trouve concurremment la forme de génitif pluriel.
Les flexions du singulier et du pluriel sont largement indépendantes, dans le cas des pluriels « forts », et totalement indépendantes, dans le cas des pluriels « faibles ».
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature