Paul Alexis

Élements biographiques

Portrait de Paul Alexis Paul Alexis,  Émile Zola. Notes d’un ami

“ Notre amant sur ses pieds bondit comme un lion.
— Sang-Dieu ! s’écria-t-il, serais-je de ce monde,
Si Rosa ne m’aimait comme j’aime ses yeux !
Mais j’irais me jeter dans l’eau la plus profonde !
Elle m’aime, Marco.
Elle m’aime, Marco.— Bon, dit l’autre, tant mieux !
Mais rien n’est infini ; toujours n’est que chimère.
Hélas ! moi, j’aperçois déjà le fond du verre.
Ne crains-tu pas de voir la fin de son ardeur ?
— Ah çà ! que me dis-tu ? Sans doute tu veux rire.
Rosita m’aime tant : je compte sur son cœur.
Marco le contempla méchamment, sans rien dire.
”
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Portrait de Paul Alexis Paul Alexis,  Le Collage

“ « Cinq louis pour M. Jauffret ? — Je les tiens ! » répondit à demi-voix un des parieurs. Et les cartes neuves, données une à une, se détachaient avec des petits claquements secs... Là-bas, sur la plage, c’était le battement rythmique de la vague fondant contre la falaise sonore, puis s’égouttant écumeuse à travers les galets. Et, Hélène, dans une prostration, les yeux enfoncés et rougis par l’insomnie des nuits, passait des après-midi mornes ; quelque livre, qu’elle ne lisait pas, ouvert dans ses mains ; regardant un point fixe, là-bas, à l’horizon, sans rien penser et sans voir. ”
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Portrait de Paul Alexis Paul Alexis,  La Fin de Lucie Pellegrin

“ Et plusieurs fois, ce jour-là, quelques minutes avant l’arrivée des trains, le Divan se vidait comme par enchantement.
— Qu’est-ce qu’il leur prend ! grommelait madame Brun à son comptoir. Où vont-ils encore ?
Le petit omnibus jaune-paille de l’Hôtel de Paris venait de passer sur le Mail, filant comme une flèche vers la gare, léger et sonore, vibrant à chaque cahot d’un bruit argentin. Et eux s’y rendaient aussi à la gare, sans trop savoir, d’un pas également léger, à peu près sûrs de retourner, comme l’omnibus, à vide.
”
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