Résumé

Portrait de Paul Alexis Paul Alexis La Fin de Lucie Pellegrin

Et plusieurs fois, ce jour-là, quelques minutes avant l’arrivée des trains, le Divan se vidait comme par enchantement.
— Qu’est-ce qu’il leur prend ! grommelait madame Brun à son comptoir. Où vont-ils encore ?
Le petit omnibus jaune-paille de l’Hôtel de Paris venait de passer sur le Mail, filant comme une flèche vers la gare, léger et sonore, vibrant à chaque cahot d’un bruit argentin. Et eux s’y rendaient aussi à la gare, sans trop savoir, d’un pas également léger, à peu près sûrs de retourner, comme l’omnibus, à vide.
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Toutes se précipitèrent, il y eut une mêlée générale, des coups, des hurlements ; et la table s’était renversée dans la bagarre, inondant la chambre de verre cassé, de liqueur, de tisane, de bière, d’huile de foie de morue. Miss éveillée en sursaut, toute trempée sur son édredon, remonta en hâte sur le lit. Puis, ce fut tout. Se bousculant dans le couloir, dégringolant l’escalier, se menaçant de la police dans la rue, la rixe était allée se continuer ailleurs. Elles n’étaient plus là, ni Chochotte, ni les deux Adèle, ni Marie la frisée, ni Héloïse, ni madame Printemps.
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Et pour Lucie Pellegrin, la chance durait, voilà... C’était donc plus que de la chance.
— À Bullier, dit Marie la frisée, à Tivoli-Vauxhall, à Valentino, à Mabille, elle était aussi connue qu’au bal du Chalet, aux Batignolles. Si elle soupait chez Peters, comme si elle allait, à minuit, manger une choucroute à Montmartre, chez la mère Bontard : Voici la Pellegrin ! disait-on ; et chacun se retournait.
— Avec de la toilette, aussi... persistait l’autre Adèle. Si l’on avait chacune des cent mille balles...
— Mais pour y arriver à cette toilette, reprit la grande Adèle.
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