Robert Fouan-Dabeaux

Résumé

Robert Fouan-Dabeaux Suite internationale (1928)

Ayant trop chaud, Porga enleva son écharpe vivante et la laissa se promener parmi des azalées : le reptile paraissait tout joyeux.
« Petite Ignatia, dit tendrement David. Elle n'est pas folle, mais courageuse. Que d'heures charmantes, on doit passer dans cet oasis ! »
Et tout en soliloquant, il s'amusait avec un petit couteau de sculpteur en argent ciselé, que saudain il embrassa et fit disparaître dans la poche de son smoking.
« Vous ne savez pas ce que c'est d'aimer vraiment une femme : il a fallu que j'arrive à cinquante-six ans pour que pareille chose m'arrive. »
Source : Gallica

Robert Fouan-Dabeaux Suite internationale (1928)

Aidée du musicien, la comtesse transporte le corps dans une pièce de l'isba. La nourrice dort toujours sur le poële. Un à un, les paysans, en redingote blanche, pénètrent dans la maison, pour la veillée. La neige tombe lentement, comme pour un dernier acte d'Ibsen, ensevelissant le violon oublié, qui, tout à l'heure, résumait l'âme des Tatras. Un petit paysan tourne le klackson de l'auto-chenille, sans se douter qu'il sonne un glas moderne...
Source : Gallica

Robert Fouan-Dabeaux Suite internationale (1928)

Je cherche partout mon éventail. Dieu ! la drôle de bobine, vous faites. »
On chercha longtemps, bouleversant des fauteuils, des canapés, des guéridons, et l'on finit par trouver la grande plume de goéland, dans un coin du salon de musique : Elle était écrasée sous un kilo de caviar, tombé sans doute du cabas d'une grande dame de Venise : « A propos, comment rentrez-vous ? Je me suis disputée avec les Moïse : ils sont partis sans moi. Quelle vie, por dios ! »
A ce moment, dans le grand hall tout vide, la mule de raffia d'une viennoise du jazz-band, réveilla les échos des murailles assoupies.
Source : Gallica

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