Résumé

La Vrille Le journal d’une masseuse

Depuis deux jours, Georges ne vient pas et je suis malheureuse. Georges est en vacances, pendant les fêtes de Noël. Il rentre à l’hôpital le 2 janvier seulement. Comment vais-je passer tout ce temps sans le voir ? Est-ce vraiment possible que je vive loin de lui ! J’attends sa lettre, sa première avec une telle impatience.
Ah ! il s’est passé des choses, depuis deux mois ! Nous nous aimons. Oui, Georges m’aime ; il me l’a dit. Et moi, moi, je l’adore, il est mon soleil, mon idole, mon tout...
Ah ! l’amour ! Quand on ignore qu’on aime et qu’on est aimée, comme la vie est froide et grise.
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La Vrille Le journal d’une masseuse

Si seulement, il n’y avait pas Saint-Lazare et les mecs...
Je ne veux plus demeurer au lit, par les longues matinées... J’ai trop de chagrin...
Depuis quelques jours, je suis en proie à une affreuse tristesse, à la honte du présent, au regret du passé...
Ah ! le presbytère. Dès que je m’éveille, alors que le soleil pénètre à flots d’or dans ma chambre, je revois la maison entourée de glycines, les grands marronniers dont les branches feuillues s’avançaient avec un air protecteur, les prairies, la rivière, l’horizon montagneux, les grands bois pleins de silence...
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La Vrille Le journal d’une masseuse

Pourquoi voulez-vous partir ?
— Hélas, madame, puis-je rester ?
— Oui, oui, vous devez, vous pouvez rester. Qu’importe la brutalité, la grossièreté du grand-duc. Ce n’est pas pour lui que vous êtes ici, mais pour moi, pour mes enfants. Je veux vous garder, Juliette, je veux que vous restiez.
— Madame la duchesse, dans mon pays, un homme n’aurait pas insulté impunément une femme comme Son Altesse le grand-duc m’a insultée. Je suis une honnête fille, madame, la fille d’un pasteur, et c’est la première fois qu’on me manque de respect.
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