Résumé

Portrait de Paul Alexis Paul Alexis Émile Zola. Notes d’un ami

Que j’adore un amant aussi brave que toi.
Je t’aime !
Je t’aime !— Je ne sais, mais c’est une folie.
Je me repens déjà d’avoir fait cet aveu.
— Qu’importe ! répéta Rosita caressante,
Doutes-tu de mon cœur ?
Doutes-tu de mon cœur ?— En douter ! mais, sang-Dieu !
Je douterais plutôt de ma mère. Méchante,
Tu m’aimes, je le sais, tu m’aimeras toujours.
Le mystère pourtant va si bien aux amours.
Ce n’est qu’avec le cœur que l’on nomme une amante.
— Quel est ton confident, dis-moi ?
— Quel est ton confident, dis-moi ?— Marco, tu sais ?
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Portrait de Paul Alexis Paul Alexis Émile Zola. Notes d’un ami

Me paraît, dans cet âge, être un cloaque immonde.
L’Amour, cet esprit saint, ce frère d’Ariel,
Qui venait nous conter les voluptés du ciel,
Est remonté vers vous, trouvant que, sur la terre,
L’homme se ressent trop de la fange, sa mère.
Eh bien, je veux ma part de ce rut des plaisirs !
Si je n’ai plus d’amour, j’ai toujours des désirs.
Oh ! je suis jeune, ardent ; que m’importe la femme !
Je ne crois plus au ciel, je ne crois plus à l’âme ;
J’ai le cœur d’une brute et, pour me contenter,
Dedans le premier lit je n’ai qu’à me jeter !
Allons donc, Rodolpho, sois un bon camarade !
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Portrait de Paul Alexis Paul Alexis Émile Zola. Notes d’un ami

Notre amant sur ses pieds bondit comme un lion.
— Sang-Dieu ! s’écria-t-il, serais-je de ce monde,
Si Rosa ne m’aimait comme j’aime ses yeux !
Mais j’irais me jeter dans l’eau la plus profonde !
Elle m’aime, Marco.
Elle m’aime, Marco.— Bon, dit l’autre, tant mieux !
Mais rien n’est infini ; toujours n’est que chimère.
Hélas ! moi, j’aperçois déjà le fond du verre.
Ne crains-tu pas de voir la fin de son ardeur ?
— Ah çà ! que me dis-tu ? Sans doute tu veux rire.
Rosita m’aime tant : je compte sur son cœur.
Marco le contempla méchamment, sans rien dire.
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