Ferdinand Lovio, Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)
“ Se sentir grand et vivre dans l'humblesse, Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin, Ou qui soldat, mercanti, matassin, Au seul métier limite son envie : Je vous plains, vous dont l'âme est abolie, Vous qui prenez le moyen pour la fin : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin ; Du vil traintrain pour que tu te délies, Pour oublier — povero ! — ton destin, Réserve-toi, dans ton coeur, un jardin, Comme on disait naguère, une « Folie » : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie. ”
