Résumé

Ferdinand Lovio Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

Se sentir grand et vivre dans l'humblesse,
Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin, Ou qui soldat, mercanti, matassin,
Au seul métier limite son envie :
Je vous plains, vous dont l'âme est abolie, Vous qui prenez le moyen pour la fin : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie, Qui fait, sans plus, le clerc, le médecin ;
Du vil traintrain pour que tu te délies, Pour oublier — povero ! — ton destin, Réserve-toi, dans ton coeur, un jardin, Comme on disait naguère, une « Folie » : Il ne vit pas, qui n'a pas double vie.
Source : Gallica

Ferdinand Lovio Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

La Passion — voilà tout le Poète — L'esprit languit quand le coeur est à jeun,
Si merveilleusement que tu le vêles,
Du peplos grec, de l'habit d'un Lauzun, — Le lien commun reste le lieu commun — On perd son temps à draper un squelette : La Passion — voilà tout le Poète !
Elles sont donc bien frustes, vos amours, Et tellement sans souci de beauté,
Que c'est à qui fera le dégoûté,
Quand un poète en parle sans détour ?
N'y cherchant rien qu'un frisson vif et court, Pour le besoin, non pour la volupté :
Elles sont donc bien frustes, vos amours. Et tellement sans souci de beauté
Source : Gallica

Ferdinand Lovio Nouveaux rondels païens, 1907-1908… (1908)

L'Amour est comme le soleil !
Vis pour ton coeur et laisse dire autrui Qui ne connaît de toi que la surface Et qui te blâmera, quoi que lu fasses, Sordidement, fisses-tu comme lui ;
Parmi les gens, sous leur oeil qui te suit, Désinvolte et comme en un libre espace, Vis pour ton coeur et laisse dire autrui Qui ne connaît de loi que la surface ;
Fils, qu'un beau rêve, un beau mythe séduit, Ou serviteur de Vénus et des grâces, Insoucieux — bien petite disgrâce —
D'un fol, de pis encor, d'avoir le bruit : Vis pour ton coeur et laisse dire autrui.
Source : Gallica

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