Ernest d' Orllanges, Les Nuits parisiennes. Poésies naturalistes par Ernest d'Orllanges (1883)
“ Mais maudit le lit dur où le sommeil m'a fui, le lit où j'ai souffert des souffrances sans nombre, le lit où dans mon rêve aucun espoir n'a lui, le lit des cauchemars qui torturent dans l'ombre, le lit où je naquis pour devenir plus tard poëte, c'est-à-dire opprobre, affront et honte pour sa famille, à charge aux siens, comme un batard, poëte, lie affreuse et puante qui monte dans la vieille marmite où cuit l'amour bourgeois, un vrai déshérité qui s'échigne et se tue à souffler une bulle avec du feu grégeois, ou bien à rabâcher une rime têtue ”
