Ovide,
Ovide - Œuvres complètes
“ La toile a disparu ; Alcyone va regagner sa couche solitaire : cette couche, cette chambre nuptiale ravivent sa douleur, et lui rappellent un époux absent. Le vaisseau avait quitté le port, et le vent agitait les cordages ; les matelots attachent la rame oisive aux flancs du navire, élèvent les antennes au sommet du mât, et déploient au vent toutes les voiles, qui se gonflent. Déjà un espace égal séparait Céyx et du port de Trachine et du but de son voyage, quand, aux approches de la nuit, la mer commence à blanchir, et l’Eurus à souffler. ”
