Plaute,
Comédies de Plaute, traduction de E. Sommer
“ SCÈNE IV. — MERCURE. Gare ! gare ! allons, tous, qu’on me fasse place, et que nul ne soit assez osé pour se tenir sur mon passage. Comment ! moi qui suis dieu, je ne pourrais pas aussi bien qu’un misérable valet de comédie menacer les gens qui hésitent à se ranger ? Cet esclave annonce ou l’heureuse arrivée d’un vaisseau, ou l’approche d’un vieillard en colère : moi j’obéis à Jupiter, c’est par son ordre que je viens ici. J’ai donc plus de droit à ce qu’on me laisse le chemin libre. Mon père m’appelle et j’accours docile à sa voix ; je suis pour lui ce qu’un bon fils doit être pour son père. ”
