Résumé

Portrait de Plaute Plaute Théâtre complet de Plaute

LYSIDAME Je me suis trompé; je voulais dire le fermier. PARDALISQUE Toi, tu sais monter de la chaussée sur le trottoir. LYSIDAME Est-ce qu’elle me menace? PARDALISQUE C’est à toi qu’elle en veut plus qu’à n’importe qui. LYSIDAME Pourquoi? PARDALISQUE Parce que tu la donnes pour femme à Olympion. Elle déclare que ni toi, ni elle, ni son mari, vous ne serez vivants demain : aussi on m’a dépêchée vers toi pour t’avertir de te tenir sur tes gardes. LYSIDAME C’est une malédiction, par Hercule ! Il n’y a pas, il n’y eut jamais de vieillard amoureux plus à plaindre que moi.
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CLÉOSTRATE. Oh ! lui !... il prétend disposer, malgré moi, d’une jeune esclave qui m’appartient ; que j’ai élevée à mes frais, et la donner à son fermier ; mais c’est pour en faire sa maîtresse.
MYRRHINE. Tais-toi, je te prie.
CLÉOSTRATE. Je puis parler, nous sommes seules ici.
MYRRHINE. C’est vrai. Comment possèdes-tu cette esclave ? Une honnête femme ne doit point avoir de pécule, que de l’aveu de son mari. Quand une femme a du bien acquis de son chef, il lui est venu ou par des larcins, ou par des galanteries. Mon opinion est qu’à ton mari appartient tout ce que tu possèdes.
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CHRYSALE, MNÉSILOQUE, PISTOCLÈRE.
CHRYSALE, ne voyant pas les deux jeunes gens. Chrysale vaut son pesant d’or. On devrait ériger une statue d’or à Chrysale. J’ai remporté aujourd’hui deux victoires, l’ennemi m’a deux fois abandonné ses dépouilles. Comme j’ai abusé, joliment mon vieux maître ! comme il a été joué ! Le vieillard est fin, je suis plus fin que lui, et mes ruses l’ont amené au point de m’accorder une croyance entière. Notre amant, qui m’associe à sa bombance et à ses fêtes amoureuses, me doit sa richesse, une richesse de roi, et il n’a pas eu loin à la chercher
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