Aristophane

Résumé

Aristophane Théâtre, tome 2

CHRÉMYLE. Et que Bélonopole a tant de chagrin du malheur de Pamphile ?
CARION. N’est-ce pas lui qui fait qu’Agyrrhius pète si fort ?
CHRÉMYLE. N’est-ce pas à cause de toi que Philepsius récite des fables ?
CARION. N’est-ce pas toi qui es cause qu’on envoie du secours aux Égyptiens ?
CHRÉMYLE. Laïs n’aime-t-elle pas Philonide pour l’amour de toi ?
CARION. Et la tour de Timothée..... [10] ?
CHRÉMYLE. (À Carion) : Puisse-t-elle tomber sur toi. (À Plutus) : Enfin tout ce que l’on fait, n’est-ce pas à cause de toi ? Tu es seul la cause de tous les maux et de tous les biens
Source : Wikisource

Aristophane Théâtre, tome 2

CHRÉMYLE. Comment donc ? Hé, parce que personne n’aurait d’argent pour en acheter, si tu n’en donnais, de sorte que si Jupiter s’avisait de te chagriner, tu pourrais, toi seul, détruire toute sa puissance.
PLUTUS. Que dis-tu ? C’est moi qui suis cause qu’on lui sacrifie ?
CHRÉMYLE. Oui, certes ; et bien plus, c’est que, parmi les hommes, il n’y a rien de beau et d’agréable que par toi, et aujourd’hui les richesses font tout.
CARION. Moi, par exemple, je suis esclave à cause d’un peu d’argent que mon maître a donné pour moi et parce que je ne suis pas riche.
Source : Wikisource

Aristophane Théâtre, tome 2

CARION, CHRÉMYLE, PLUTUS [1] .
CARION, à part. Par Jupiter et par tous les dieux, c’est un fâcheux métier que de servir un fou ! Si on lui donne de bons conseils, et qu’il n’ait pas dans la tête de les suivre, il faut que l’esclave en souffre. Car, quoique je sois né maître de ce corps, le sort en laisse la disposition, non pas à moi, mais à celui qui m’achète. Eh bien, soit. Mais, que j’ai sujet de me plaindre d’Apollon, avec son beau trépied d’or ! Mon maître ayant été consulter ce dieu, qui est, à ce qu’on dit, fort bon devin et grand médecin, en est revenu beaucoup plus fou qu’il n’était.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature