Résumé

Aristophane Théâtre complet d’Aristophane

KHRÉMYLOS. À Ploutos. Qu’il voie, comme auparavant, d’une manière ou d’une autre.
BLEPSIDÈMOS. Est-il aveugle réellement ?
KHRÉMYLOS. J’en atteste le ciel.
BLEPSIDÈMOS. Il n’est pas étonnant qu’il ne soit jamais venu chez moi.
KHRÉMYLOS. Mais, si les dieux le veulent, aujourd’hui il y viendra.
BLEPSIDÈMOS. Ne faudrait-il pas appeler quelque médecin ?
KHRÉMYLOS. Quel médecin y a-t-il à présent dans la ville ? Où il n’y a pas de récompense, il n’y a pas d’art.
BLEPSIDÈMOS. Cherchons.
KHRÉMYLOS. Il n’y en a pas.
BLEPSIDÈMOS. Je n’en vois pas non plus.
KHRÉMYLOS. Non, de par Zeus !
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Aristophane Théâtre complet d’Aristophane

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Et en agissant ainsi, j’échappais aux regards : ou, si quelqu’un me voyait, je cachais la viande entre mes fesses, et je niais au nom des dieux. Aussi un orateur important me voyant agir ainsi : « Un jour, dit-il, cet enfant-là gouvernera le peuple. »
LE CHŒUR. Il a prédit juste, et rien de clair comme sa conjecture : tu te parjurais, tu volais et tu avais de la viande au derrière.
KLÉÔN. Moi, je mettrai fin à ton audace, ou plutôt, je crois, à la vôtre. Je fondrai sur toi comme un vent clair et prolongé, bouleversant à la fois la terre et la mer.
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Aristophane Théâtre complet d’Aristophane

PHIDIPPIDÈS. Le fort et le faible.
STREPSIADÈS. De par Zeus ! je t’ai fait donner une belle éducation, animal, en t’apprenant à contredire la justice, si tu me prouves qu’il est juste et beau que les pères soient battus par leurs fils !
PHIDIPPIDÈS. Mais je compte pourtant te le prouver si bien que, quand tu m’auras entendu, tu n’auras rien à répondre.
STREPSIADÈS. Allons, je veux bien entendre ce que tu vas dire.
LE CHŒUR. C’est ton affaire, vieillard, de songer aux moyens de réduire un homme qui, s’il n’était sûr du succès, ne serait pas si insolent. Il est clair qu’il a quelque appui.
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