E. Beulé, L’Atelier de Phidias, étude tirée de l’Antique
“ Réunis, ils deviennent aveugles, ingrats, faciles à tromper. Une fois assis sur les bancs de pierre du Pnyx, ils sont aussi sots que celui qui suspend des figues pour qu’elles sèchent au soleil, lorsque la queue lui reste dans la main. Le parti aristocratique est plus sûr ; il se serre autour de ses chefs et ne les trahit jamais. PÉRICLÈS. Il ne les trahit pas, mais il les laisse périr. A-t-il sauvé Miltiade de la prison, Cimon de l’exil ? Il ne sauvera pas Thucydide de l’ostracisme, si Minerve, qui tient l’urne aux suffrages, protège encore sa ville. ”
