Pnyx

Définition et enjeux

E. Beulé,  L’Atelier de Phidias, étude tirée de l’Antique

“ Réunis, ils deviennent aveugles, ingrats, faciles à tromper. Une fois assis sur les bancs de pierre du Pnyx, ils sont aussi sots que celui qui suspend des figues pour qu’elles sèchent au soleil, lorsque la queue lui reste dans la main. Le parti aristocratique est plus sûr ; il se serre autour de ses chefs et ne les trahit jamais.
PÉRICLÈS. Il ne les trahit pas, mais il les laisse périr. A-t-il sauvé Miltiade de la prison, Cimon de l’exil ? Il ne sauvera pas Thucydide de l’ostracisme, si Minerve, qui tient l’urne aux suffrages, protège encore sa ville.
”
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George Perrot,  Démosthène et ses contemporains

“ Quand il écoutait discuter au Pnyx ou devant le jury, il lui venait à l’esprit des idées, des argumens, des objections, des mouvemens d’éloquence et de passion. Il s’interrogeait donc et s’observait lui-même ; il sentait sa pensée s’affermir, son intelligence devenir plus capable d’attention et de réflexion, son âme vibrer comme un instrument délicat et sonore ; il sentait naître et germer en lui l’orateur. ”
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Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy,  Dictionnaire infernal

“ Phénix. Il y a, dit Hérodote, un oiseau sacré qu’on appelle phénix. Je ne l’ai jamais vu qu’en peinture. Il est grand comme un aigle ; son plumage est doré et entremêlé de rouge. Il se nourrit d’aromates et vient tous les cinq cents ans en Égypte, chargé du cadavre de son père enveloppé de myrrhe, qu’il enterre dans le temple du Soleil. Solin dit que le phénix naît en Arabie ; que sa gorge est entourée d’aigrettes, son cou brillant comme l’or, son corps pourpre, sa queue mêlée d’azur et de rose ; qu’il vit cinq cent quarante ans. ”
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